Christophe BÉCHU

Mes racines Angevines

Je suis né à Angers le 11 juin 1974. Mon enfance débute rue Gagarine à la Roseraie, où mes parents se sont installés avant de rejoindre la rue de la Mare à Verneau, puis la rue des Fours-à-Chaux pour s’installer durablement rue de Brissac quelques années plus tard. Ainé d’une fratrie de 5 enfants nous sommes marqués par l’engagement professionnel de nos parents médecins. Ils nous transmettront leur attachement à l’accueil des plus fragiles et au respect de leur dignité.

C’est dans ce cadre engagé et protégé que je grandis à Angers où je suis un parcours scolaire ordinaire. Après une maternelle à l’école Saint-Paul des Genêts dans la Doutre, c’est à l’école Sainte-Agnès que je traverse le primaire avant de rejoindre le Collège puis le Lycée David-d’Angers. Animé d’une soif de rencontres et d’engagements, je m’investis dans la vie de l’établissement au sein de la compagnie de théâtre, notamment en parallèle de plusieurs années de scoutisme et d’une passion pour les échecs.

Mes premiers choix politiques et mandats électifs

Mon premier positionnement politique coïncide avec l’année du passage du baccalauréat, lors du referendum européen sur le traité de Maastricht. J’ancre mon attachement profond à l’Europe assumant mon identité européenne et centriste aux côtés de l’UDF, premier parti politique que je rejoins avant sa fusion avec le RPR. Cet engagement politique se confirme en 1995 : je suis élu conseiller municipal de la ville d’Avrillé et découvre la richesse de ce mandat de proximité. Cette découverte du rôle d’élu, en prise directe avec la réalité des habitants, se renforce en 2001 lorsque je rejoins le conseil général de Maine-et-Loire pour le canton d’Angers Nord-Ouest.

Attaché à enrichir mon mandat d’une formation continue à l’issue de mes études à Sciences Po Paris, je poursuis un DEA de droit public complété par un DESS de droit des interventions sanitaires et sociales à l’Université d’Angers. Une formation qui prendra tout son sens lorsque je deviens Président du Conseil général en avril 2004 à la suite d’André LARDEUX.

Enracinement en Anjou : 10 ans de Présidence du Conseil Général de Maine-et-Loire

Ces premiers mois de présidence du Conseil Général coïncideront avec le terrible procès de pédophilie qui marquera longtemps notre territoire. La Cour d’Assises d’Angers a nommé le Président du Département administrateur ad hoc des enfants victimes. Ainsi, il me revient leur représentation et celle des travailleurs sociaux de l’aide sociale à l’enfance éprouvés par une affaire qui oblige à rassurer et fédérer. Une épreuve tant professionnelle que personnelle pour le père de 3 jeunes enfants que je suis alors. Ce procès influencera puissamment mon engagement auprès du groupement d’intérêt public « Enfance en danger » et le 119 numéro national pour l’enfance en danger que je présiderais pendant quelques années pour partager cette expérience.

Garant de la politique sociale à l’échelle du territoire, le Département assure la lutte contre l’exclusion et la pauvreté par l’intermédiaire du RSA ou encore l’attribution de la prestation de compensation du handicap. Plusieurs dispositifs que j’ai coordonnés en lien étroit avec des équipes investies et animées d’un sens solide du service public. Je mesure alors combien l’accompagnement individuel et personnalisé des parcours de vie doit dépasser le simple traitement administratif. C’est ce qui me conduira à ouvrir à Angers la première MDA (Maison Départementale de l’Autonomie) en France, lieu unique d’accompagnement et d’orientation pour les personnes en situation de handicap.

Cet engagement au service de l’Anjou et de ses territoires sera prolongé par mes mandats de conseiller régional, de député européen puis de sénateur jusqu’en 2017. A chacune de ces échelles j’y ai relayé avec détermination les problématiques locales rencontrées par nos concitoyens, défendant avec conviction la complémentarité des mandats locaux et nationaux au bénéfice des habitants.

Angers, une ville à rassembler

Cet attachement intime et viscéral à l’échelon local anime profondément mon engagement politique. C’est ce qui conduit naturellement ma candidature à la Mairie d’Angers en 2008. Je souhaite alors rassembler en proposant aux Angevins un regard neuf et ambitieux sur l’avenir d’une ville qui s’endort sur ses acquis. Convaincu de la force des personnalités individuelles plutôt que des étiquettes partisanes, je m’entoure d’une équipe issue pour moitié de la société civile et complétée de colistiers encartés du centre gauche jusqu’à la droite traditionnelle. Attaché à l’indépendance, je refuse toute politisation nationale du scrutin angevin. C’est pourquoi je ne demande aucune investiture et refuse tout financement de parti politique à l’inverse de mes adversaires. Ces choix de rassemblement et d’indépendance sont les gages essentiels d’une gouvernance ancrée sur le territoire au seul service d'Angers et de ses habitants. S’il ne manquera que 667 voix pour remporter l’élection de 2008, cette défaite aura été pour moi une école d’humilité et une occasion malgré tout de préparer l’avenir.

Angers, une ville à réveiller et transformer pour les Angevins

Cette même vision, cette même méthode mûrie et amplifiée, structurent à nouveau ma candidature aux élections municipales de 2014 tout comme la composition de mon équipe. Fort d’un lien déjà établi avec les Angevins, je mesure cette attente profonde du changement tant pour leur quartier que pour leur ville. Restaurer la proximité et transformer la ville de l’intérieur pour mieux l’ouvrir ensuite : c’est tout le sens du projet coeur de Maine conjugué à un large plan places, de la rénovation du Centre de Congrès parallèlement à la construction d’une nouvelle maison de quartier au Lac de Maine, de la réalisation des lignes B&C du tramway conjointement à la conduite d’un plan urgence voirie ou encore de la nouvelle patinoire à bâtir en même temps que des city stade de proximité. Cependant, la crédibilité de mes engagements ne tient que s’ils sont étayés et chiffrés. C’est pourquoi le programme soumis au vote des Angevins est construit pour être réalisable et réalisé en 6 ans de mandat, localisé et propre à chacun des 10 quartiers, tenu et assumé devant les habitants. Une cohérence, un rassemblement et une vision qui conduisent les Angevins à nous faire confiance le 31 mars 2014 avec plus de 53% des voix.

Angers, une collectivité municipale à animer

Les premiers mois de mon mandat seront marqués par le lancement technique des grands projets. Avant les ouvertures de chantiers s’imposent la définition des cahiers des charges, la structuration des équipes, les demandes de subventions, les appels à projets, les jurys de sélections, les commissions d’appel d’offre et tant d’autres opérations en temps caché. Si ce travail de fond est nécessaire, il est souvent ralenti par des circuits administratifs lourds et complexes qu’il m’est difficile de faire comprendre aux Angevins. Ils attendent alors un changement effectif, rapide et visible. Il sera rendu possible par la détermination des élus mais aussi, et surtout, par la mobilisation des 4200 agents de la collectivité municipale et du CCAS dont le Maire a la responsabilité. Leur sens aigu du service public, la solidité de leurs compétences, leur force de proposition, leur investissement sont venus éclairer des arbitrages, enrichir des projets et concrétiser les engagements pris devant les Angevins en 2014.

La proximité aux Angevins : lien essentiel de mon mandat

Décliner ma vision de la ville par des chantiers nombreux ne saurait se faire sans un dialogue permanent et constant avec les Angevins au-delà des seules échéances électorales. C’est ce qui me conduit dès 2015 à lancer des journées de quartier pour aller à la rencontre des associations, des entreprises, des riverains, des commerçants, des jeunes qui font vivre le quotidien des Angevins. La forte participation de ces Angevins à chacune des réunions publiques a démontré leur intérêt fidèle à la vie de leur quartier et à l’évolution de leur ville. J’ai aimé ces temps d’échanges directs, francs et authentiques. Ils m’ont conduit à redoubler d’écoute, de pédagogie, de fermeté parfois, de dialogue et de concertation souvent. Il est du rôle du Maire que d’être le dépositaire de toutes les interrogations, suggestions, demandes et critiques de ses administrés. Ce lien permanent lui rappelle l’origine de sa légitimité, la finalité de son mandat ainsi éclairé par les réalités du terrain et les difficultés du quotidien. La création d’une permanence du Maire sans rendez-vous, un samedi par mois, est venu confirmer ce choix de la proximité aux Angevins. Un format inédit à Angers, plus personnel, pour entendre et accompagner individuellement les Angevins. Leur affluence croissante m’a montré l’attachement à la figure du Maire souvent perçu comme l’ultime médiateur à des problèmes de tout ordre (logement, emplois, formation, conflits voisinage, aménagements urbains…). A chacun de ces 2293 rendez-vous individuels, il s’agissait d’être Maire de tous les Angevins. C’est ici que réside la plus grande responsabilité et la plus belle mission.

Maire de tous les Angevins

Etre Maire de tous les Angevins, c’est être le gardien des équilibres. C’est garantir la cohabitation d’intérêts divergents voire contraires tout en représentant l’ensemble des composantes d’une ville. C’est à la garantie de cet équilibre que je me suis employé tout au long de mon mandat, en veillant à ce dialogue permanent et à la coexistence de diverses sensibilités au sein de mon équipe municipale. Rassemblée autour d’un projet commun pour Angers, la défense de notre programme et sa réalisation à près de 97%, a été le socle de ce mandat. Le respect des engagements pris, de la parole politique donnée, est à mon sens la condition de la confiance et de la crédibilité des élus, qu’ils soient locaux ou nationaux. C’est pourquoi je suis fier d’avoir tenu parole et d’être ainsi comptable devant les Angevins d’une ville qui s’est révélée sans perdre son identité et son héritage.

C’est pour prolonger la transformation de cette ville que je suis candidat aux élections municipales de mars prochain. La place d’Angers doit être confirmée et confortée. Son développement économique doit être favorisé ; son rayonnement culturel et sportif amplifié ; sa vitalité associative préservée ; ses quartiers défendus et soutenus ; son patrimoine végétal garanti et développé. C’est cette ambition qui m’anime au service d’Angers et des Angevins. Je vous invite à la rejoindre en y prenant toute votre place, en partageant vos constats, vos idées et vos projets.

Christophe BÉCHU

Christophe BÉCHU : je m'engage !

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